Les routes de Toronto, congestionnées 11 heures sur 24
Une nouvelle étude de la chambre de commerce de la région de Toronto (Toronto Region Board of Trade) révèle que les routes de la ville ont été congestionnées pendant 11 heures par jour en 2024, soit deux heures de plus qu'en 2019, avant la pandémie. Dans cette étude, cette congestion est qualifiée de Or, cette congestion massive est causée, entre autres, par une augmentation marquée du nombre de voitures qui circulent sur les routes de la Ville Reine : entre mai 2021 et mai 2023, le nombre de travailleurs qui se sont rendus au travail en voiture à Toronto est passé de 600 000 à plus de 2 millions, révèle l'étude. Trois ans après la fin de la pandémie, la dépendance aux véhicules privés continue d'augmenter de façon dramatique. Cette augmentation est particulièrement marquée chez les résidents de Toronto, dont l'utilisation de la voiture a augmenté de 10 %. La moyenne est de 4 % d'augmentation dans les régions environnantes. Les données montrent que la part modale de la voiture à Toronto est passée de 50,4 % en 2016 à 61 % en 2021. Cette congestion croissante a des répercussions économiques majeures. Selon une étude du Centre canadien d'analyse économique citée dans le rapport, la congestion coûte déjà 44,7 milliards $ par année à la région de Toronto en pertes économiques et sociales. Cette somme pourrait presque doubler pour atteindre 85,5 milliards $ d'ici 2044 si la population augmente de 2,1 millions d'habitants comme prévu et si la situation ne s'améliore pas. Selon son étude, si la congestion avait été réduite au cours de la dernière décennie afin d'atteindre deux jours de congestion par semaine, le PIB réel de la région serait aujourd'hui plus élevé de 27,9 milliards $. Les investissements privés auraient augmenté de 5 milliards $ et quelque 88 000 emplois supplémentaires auraient été créés, toujours selon cette étude. Il y a des bouchons sur les routes de Toronto pendant 11 heures par jour, selon un nouveau rapport. Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole/CBC La chambre de commerce propose cinq solutions. La première solution vise à réduire le nombre de fermetures de voies, qui touchent actuellement 550 kilomètres de rues, soit environ 10 % du réseau routier de Toronto. À un certain moment en 2024, jusqu'à 18 % de la capacité routière a été temporairement fermée pour des travaux de construction, selon l’étude. Le plan recommande aussi de renforcer l'application des règles en matière de circulation, notamment en utilisant des caméras automatisées pour attraper les conducteurs qui bloquent les intersections ou qui se stationnent en double file. Une étude récente de l'Association canadienne des automobilistes (CAA) du Centre-Sud de l'Ontario révèle que 55 % des conducteurs ontariens ont admis qu'ils adoptent des comportements risqués et dangereux sur la route. La troisième recommandation vise à désengorger les artères principales. Les données de Parsons montrent que les cinq corridors les plus congestionnés du centre-ville sont tous des artères est-ouest. Quatrièmement, le rapport propose d'éliminer les goulots d'étranglement, particulièrement autour de l'autoroute Gardiner, où les problèmes de circulation ont des répercussions sur l'ensemble du réseau. Au-delà de ces mesures immédiates, le rapport souligne l'importance de planifier pour l'avenir. La population du Grand Toronto et de Hamilton a approché les 8 millions d'habitants en 2023, une augmentation de 31 % en seulement 12 ans. Selon les plus récentes projections du gouvernement provincial, il y aura 10,5 millions d'habitants d'ici 2046 dans le Grand Toronto et à Hamilton. Avec des informations de Nicole Brockbank, de CBCmodérée à critique
selon l'indice des temps de déplacement. Cela signifie qu'un trajet qui prendrait normalement 30 minutes prend en fait de 45 à 90 minutes aux périodes de pointe, selon le tronçon emprunté.Des coûts économiques alarmants
Nous devons pousser plus fort et plus vite
, selon Giles Gherson, président du Toronto Region Board of Trade. Il ajoute que cette congestion menace la compétitivité de la région du Grand Toronto et de Hamilton. Celle-ci représente plus de 20 % du PIB national, rappelle-t-il.
Cinq recommandations
D'autres villes comme New York et Londres interdisent les fermetures de voies aux heures de pointe. Cela impose une discipline dans le secteur [de la construction] pour qu'il trouve des manières de construire avec une empreinte plus petite et cela peut se faire
, explique M. Gherson.
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